Ces derniers jours, un scandale relayé dans le secteur des vendeurs payés uniquement à la commission (immobilier, assurance, vente directe…) a choqué plus d’un au Kenya.
Mais au-delà des faits, il révèle surtout une réalité que beaucoup préfèrent ignorer :
👉 quand ton revenu dépend uniquement de tes ventes, le système peut créer des dérives graves.
Je ne parle pas ici d’un métier en particulier. Je parle d’un modèle économique.
Quand la pression du chiffre écrase tout le reste
Dans de nombreux secteurs à commission, la règle est simple : 👉 si tu ne vends pas, tu ne manges pas.
Et cette réalité peut :
- pousser à accepter des situations inconfortables
- brouiller les frontières entre business et relations personnelles
- normaliser des comportements qui ne devraient jamais l’être
- exposer davantage certains profils, notamment les femmes
Le problème n’est pas la vente. 👉 Le problème, c’est l’absence de cadre.
Pourquoi ce scandale m’a interpellée
Ce qui s’est passé m’a inspiré ce post parce que je reconnais des mécanismes que j’ai déjà observés sur le terrain.
Pas forcément les mêmes faits. Mais la même logique :
- performance à tout prix
- silence collectif
- banalisation de l’inacceptable
- et cette phrase qu’on entend trop souvent : “c’est comme ça que ça marche”
Non. Un business sain ne devrait jamais demander à quelqu’un de compromettre sa dignité ou sa sécurité pour réussir.
Ce qu’on devrait vraiment faire évoluer
Si on veut assainir ces métiers, surtout au Kenya, il faut agir sur trois niveaux :
1️⃣ Encadrer Des règles claires, des process définis, zéro ambiguïté sur ce qui est acceptable ou non.
2️⃣ Professionnaliser Qualification des leads, transactions tracées, rendez-vous structurés, paiements transparents.
3️⃣ Protéger Des environnements de travail où signaler un problème n’est pas perçu comme une faiblesse ou une menace pour sa carrière.
👉 Le vrai problème, ce n’est pas la commission. 👉 C’est ce qu’on est prêt à tolérer au nom de la commission.
Ouvrons le débat car ce scandale pose une question essentielle :
Les métiers payés à la commission sont-ils aujourd’hui :
- un levier sain d’opportunités quand ils sont bien encadrés ?
- ou une zone grise où trop de dérives sont encore normalisées ?
💬 Je serais vraiment curieuse d’avoir vos avis. Sans jugement, sans polémique inutile — mais avec honnêteté.