Si LinkedIn était un job, on serait tous des créateurs bénévoles épuisés.
On produit. On analyse. On partage de la valeur.
Et quand on veut un peu plus de visibilité… 👉 on nous dit de payer… et ce n’est pas moins cher hein!
Pendant ce temps, TikTok — pourtant très critiqué — offre au moins une chose : une vraie exposition, même sans grosse communauté.
Ironique, non ?
TikTok au Kenya : qui gagne vraiment ?
Ces derniers jours, un chiffre a fait réagir : 👉 plus de 200 créateurs auraient généré plus de 770 millions de KSh via TikTok For Business.
Beaucoup ont compris : ❌ « TikTok paie les créateurs »
La réalité est plus simple (et plus dure) : ✅ ce sont les marques qui paient, via TikTok For Business.
TikTok ne paie pas un pays. Il paie un écosystème.
Les revenus cités viennent de :
- campagnes sponsorisées,
- budgets marketing,
- collaborations marque–créateur.
Autrement dit : pas de marques = pas d’argent – pas d’écosystème = pas de créateurs payés
Au Kenya, cet écosystème commence à se structurer grâce à des acteurs comme TikTok For Business MEA, ALEPH Holdings (opérations & ventes), Wowzi (creator management), Imann Malan , Mike Otieno , Brian Mogeni , Mbugua Njihia , Jochen Bischoff
Ce n’est donc pas une histoire de pays, mais de maturité publicitaire et économique.
Qui gagne vraiment sur TikTok au Kenya ?
✅ Les créateurs brand-ready → niche claire, contenu exploitable, compréhension business.
✅ Les marques locales → fintech, e-commerce, retail, telcos.
✅ Les intermédiaires → ceux qui structurent, sélectionnent et professionnalisent.
Les autres créent, exposent… mais sans levier business clair, ils ne monétisent pas.
Petit clash (nécessaire) : LinkedIn
Sur LinkedIn :
- on exige du contenu de qualité,
- on célèbre l’expertise,
- on parle beaucoup de “création de valeur”…
👉 sans jamais la rémunérer.
Et parfois, pour être visible, il faut encore payer, alors même qu’on alimente la plateforme gratuitement.
TikTok a ses défauts. Mais son algorithme donne au moins une chance réelle aux nouveaux créateurs, sans réseau, sans ancienneté.
Les créateurs de contenus doivent être un peu masochistes pour continuer à nourrir LinkedIn avec autant d’énergie… malgré ces frustrations.
Pourquoi moi, je continue quand même à créer sur LinkedIn
Personnellement :
- TikTok ne me paie pas.. (pas encore)
- mais m’offre plus d’exposition et plus de clients,
- LinkedIn m’apporte crédibilité, notoriété, réputation et référencement Google,
- et surtout… j’aime écrire. Certains sujets méritent plus qu’une vidéo de 60 secondes.
La vraie leçon
Aucune plateforme n’est parfaite. Toutes viennent avec leur lot de frustrations.
La clé c’est de trouver le juste équilibre entre visibilité, crédibilité et business.
Et vous, quelle plateforme vous apporte réellement des clients aujourd’hui ?